Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

25 avril 2012

Charlott' Lingerie, on dit oui !

Charlott_Lingerie_logo

Une petite note modesque aujourd'hui, mi-glamour et mi-girly, afin de vous évoquer un évènement bien sympathique auquel il m'a été donné d'assister lors de mon retour à Paris. Le 26 mars dernier en effet, la marque Charlott' Lingerie organisait à la Cité des Sciences et de l'Industrie un défilé de mode dans le but premier de présenter sa collection de maillots de bain pour l'été 2012. Et si jusqu'alors je ne connaissais de Charlott' que le nom, la soirée a été une belle occasion de prendre le temps de la découverte en me penchant d'avantage sur la question. Une raison bien évidente au final de vous faire partager mes premières impressions, des fois que votre curiosité s'en trouverait titillée...


 *

Charlott' Lingerie en quelques mots...

"Les dessous chics qui nous rassemblent !".
Un slogan simple qui sonne juste et s'épanouit au sein d'une collection pleine de vie. De la couleur chatoyante, des imprimés multiples, quelques jeux de transparence et de la dentelle... Charlott' surfe aussi bien sur des tendances actuelles très plurielles que sur du rétro "femme fatale" remis au goût du jour avec style et entrain. Difficile donc d'inclure la marque dans une case spécifique et c'est tant mieux. L'idée majeure ici est de conjuguer le confort à une féminité hors-paire et d'y mettre un zeste d'originalité bien trouvé, histoire de se différencier de la concurrence. Un concept dynamique donc, qui renouvelle sans cesse ses collections (six fois par an) et se transmet surtout par le bouche à oreille, privilégiant la vente à domicile, de plus en plus en vogue.


*


Quid du défilé ?


Shooting_Charlott__Lingerie

Parce que je commence à avoir en horreur les mannequins robotiques pour qui esquisser un sourire serait le plus grand crime possible, j'ai été agréablement surprise par l'aspect chaleureux et convivial du défilé qui nous dévoilait des jeunes modèles accessibles à la bonne humeur communicative. De plus, point de critères physiques draconiens dans les parages. La minceur tout autant que les rondeurs ont fait leur show en duo, en fonction des ensembles présentés. Or, à une époque où personne (ou presque) ne parvient à s'accepter tel qu'il est et où les critiques fusent de part et d'autre concernant le poids de ses congénères, j'ai trouvé cette attitude plus que bienvenue et, somme toute, très intelligente.

Charlott_Lingerie_parure

Ainsi, Charlott' Lingerie nous a embarqué l'espace de quelques petites heures pour un spectacle très enlevé à forte teneur éclectique, scindé en deux parties. Et tandis que la première d'entre elles était un rappel de la collection Hiver 2011-2012 côté lingerie, la seconde mettait l'accent sur l'essentiel, soit les joies du bain et de l'été à venir.


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Show time ! Présenté sous forme de tableaux aux thématiques diverses, le défilé s'est effectué dans un enchaînement successif de musiques entraînantes, de chorégraphies ludiques (étonnamment, ça dansait beaucoup, oui oui) et de chants, sans oublier un soupçon d'humour bien amené, à mille lieues des démarches figées usuelles. Un peu comme dans une grande famille en quelque sorte, où l'amusement serait le maître-mot...


Charlott_Lingerie_casual_romantique

Burlesque__Charlott__Lingerie

Atypique ? Très certainement. Haut les coeurs et les tenues ! Car la marque s'est également prise d'enthousiasme à associer de fins vêtements et autres drapés à ses dessous, ceci donnant alors lieu, pour chaque saynette, à un effeuillage sobre et progressif qui n'était pas sans rappeler une petite touche rétro-burlesque décidément plaisante. Au programme, une vraie sensualité, une marque jeune et assumée, et zéro vulgarité. Et rien que pour ça, j'ai adoré.

Enfin, mon résumé ne serait sans une mention spéciale aux deux mannequins hommes venus présentés les modèles masculins de la collection. Quand le glamour se la joue viril, c'est plutôt réussi... Les cris de joie hystériques des damoiselles présentes ce soir-là (à 90%) ne me contrediront d'ailleurs pas et auront pu flatter l'ego de ces beaux messieurs pendant au moins six mois. De la façon la plus objective qui soit, j'ajouterai qu'ils nous ont offert une prestation esthétiquement convaincante. Comprenne qui pourra !


*


Mon avis personnel sur la collection

Charlott_Lingerie__Bain_2012


Pluralité de la marque oblige, je n'ai pas tout aimé. Force est de reconnaître que Charlott' ratisse large et diversifie tant ses modèles que l'on peut facilement raffoler de l'un pour ensuite ne pas accrocher du tout avec le suivant. Et c'est bien là le but. Être tour à tour séduite, perplexe, conquise ou indécise.


Les maillots de bain:

Collection_Extr_me_2012

Trop de couleurs pour mon petit coeur ? Les motifs psychédéliques et bariolés, un brin sauvages, et complètement d'actualité, il faut bien l'avouer, n'auront pas convaincu mes idées de simplicité, aussi attrayants soient-ils, pendant le show. En revanche, la tendance rétro-glam', omniprésente elle aussi, a su affoler mes sens, de par sa sobriété délicate et son parfum de vacances "old school". Coquillages et crustacés... Entre un soupçon d'uni, quelques rayures façon marinière et des coupes seyantes, du paréo jusqu'au maillot, j'ai aimé me perdre dans les tableaux et savourer tout autant le "une pièce" que le bikini, me surprenant même parfois dans mes propres choix.


Version lingerie
:

Charlott_Lingerie_glamour

Exit le fluo dans mon dressing. Et de surcroît le trop-plein de motifs aussi, on l'aura compris. Je passe. Mais quand Charlott' Lingerie revendique sa jeunesse par le biais de modèles légèrement "rock", j'accours aussitôt ! La marque propose également des ensembles chic n' sexy. Un élégant alliage de noeuds, laçages et fine dentelle plutôt raffiné dont je ne tarirais pas d'éloges. Les corsets et autres bustiers sont bien souvent à tomber tandis que les frou-frous et autres petits pois donnent une tonalité "vintage" qui me sied, en toute subjectivité. Et ce n'est certainement pas le vaste choix de formes proposé, adaptées à toutes les silhouettes, qui pourrait faire pencher la balance du côté négatif.


Le petit plus
?

Sac_Charlotte

Le joli sac en forme de corset fourni avec certains achats.
Glamour, ultra-féminin et surtout de très bon goût !

Le truc à préciser ?
Je ne possède encore aucun effet personnel de la marque, et pas même un essayage à mon actif. C'est la raison pour laquelle je ne m'attarderai pas sur l'aspect confort car en dehors des "on dit", je n'en ai pour le moment aucun avis.


*

Si vous êtes intéressé(e)s...

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Le défilé parisien sus-mentionné s'inscrit au sein d'une tournée nationale comprenant des haltes dans de nombreuses villes. Charlott' part donc sillonner les routes de France et leur donner un peu de gaieté. Vous voici prévenus !

Et pour plus d'info' pratiques:
Que vous soyez brindilles ou pulpeuses, Charlott' Lingerie dispose d'une gamme de tailles très importante. Il est donc presque certain que vous pourrez y trouver votre bonheur.
Les prix sont évidemment variables en fonction des collections, mais comptez environ une quarantaine/cinquantaine d'Euros pour une parure classique. Rien de bien étonnant, donc.
Dernier point mais pas des moindres: ne cherchez pas la marque en boutique, elle n'y figure pas. Les achats s'effectuent exclusivement lors de réunions à domicile animées par une hôtesse, elle-même épaulée par une conseillère Charlott'.

Pour le reste, je vous laisse le loisir de consulter...

-->Le site <--

... et de visionner une petite vidéo afin de vous en faire votre propre idée !

-Livy-

Un grand merci à Diana, conseillère Charlott', pour l'initiation
Et à Alexandra pour la découverte de la marque et l'invitation...

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17 avril 2012

Bref, je me suis mise au vert !

Pause bloguesque oblige, le mois de mars aura également été synonyme de pause tout court. Comprendre par là, une overdose parisienne en bonne et due forme qui impose un retrait immédiat loin de toute civilisation, de préférence effectué un soir "à l'arrache" et sans prévenir qui que ce soit (ou presque), alors que votre entourage vous attend déjà pour LA prochaine soirée à ne pas manquer mais à laquelle vous préférerez incontestablement le calme absolu de la campagne et le charme de la "detox"... Ou comment j'ai atterri chez mes parents pour un séjour plus long que je n'en avais effectué en dix ans. Un peu à cran moi, vous croyez ?

Pourtant, s'il serait délectable (si si, n'ayons pas peur des mots) de vous conter l'enthousiasme de mon banquier, la visite médicale annuelle (x2), le charme piquant de ma première prise de sang depuis 2002 ou encore l'amabilité-née des fonctionnaires de la sécurité sociale, j'ai décidé de vous montrer un tout autre aspect de ma "rehab". Celui qui vous embarque d'emblée dans ma valise (à dire vrai, j'avais plutôt emmené ma maison, guitares et plantes vertes incluses) et vous fait lorgner par le trou de la serrure avec une curiosité charmante, histoire de vous rendre compte que j'ai jadis habité une très jolie région.

Mon APN ne donnant plus aucun signe de vie (paix à son âme), j'ai donc joué chaque jour de l'iPhone avec délectation, jusqu'à initier le gang parental aux joies d'Instagram, en me lançant, nostalgique, sur les traces d'une jeune "moi" pleine de rêves et d'illusions, sans cynisme et sans dérision. De quoi donner à ce qui semblerait être un ego-trip une belle allure bucolique dotée de l'univers imaginaire que je ne saurais renier tant il demeure ancré...



Sur les traces de la Reine Blanche, aux étangs de Commelles

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Surfant sur la vague néogothique et autres légendes dignes de contes de fée,
Le château de la Reine Blanche joue à merveille avec les codes Disney
De par ses décors en stucs et son architecture gentiment tarabiscotée.
Un peu kitsch, un brin historique, néanmoins classé et toujours sur pieds,
Il règne en maître absolu sur les quatre étangs et leur forêt associée.

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Haut lieu de promenades des environs de Chantilly,
Commelles assume ses faux-airs de Sologne en pleine Picardie.
Les étangs apprivoisent les saisons et les chantent à l'unisson.
Je m'attarde sur quelques images, y perçoit esquisses et tableaux.
Jusqu'à capter le bleu du ciel quand il se reflète dans l'eau.



Chantilly, entre panache équestre et royauté

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Sous un ciel bleu azur, une épopée enchanteresse,
Il semblerait que j'aie rendez-vous avec ma jeunesse.
Assise sur l'herbe, les yeux dans l'eau... le rêve était trop beau,
Le château s'exhibe avec une modestie romantique et irradie.
Des siècles gorgés d'Histoire défilent alors avec un flegme bienvenu
Quand le modernisme se confronte élégamment à une époque révolue.

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Mus_e_Vivant_du_Cheval__d_tail_

Le Musée vivant du cheval s'épanouit ardemment
Dans une ville qui compte autant de chevaux que d'habitants.
Passion équitation et hippisme en folie
Il offre une bien insolite visite des Grandes Ecuries.

 

Pleine forêt. 40 km en VTT...

VTT

... Ça sculpte les mollets !



Cottage anglais, mode Jane Austen: On

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Cottage__St

Cottage__St

Cottage__St

Une campagne sauvageonne et désordonnée...
Un vent frisquet puis le clapotis d'une rivière tourmentée...
Vous referais-je sans détour le remake d'Orgueil et Préjugés ?
A tout juste 50 km de Paris, le dépaysement est garanti
Et nous offre un bel exemple d'espiègle fantaisie;
Liberté charmante, à l'image de la romanesque Lizzie.
(Photographies prises à Saint Nicolas d'Acy)


Si Senlis m'était contée...

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Cité médiévale au charme patenté, fief de Hugues Capet,
Senlis se perd dans un dédale de caves voûtées et de ruelles pavées.
Et alors qu'elle offre au touriste de passage quelques menues curiosités
Ainsi qu'une imposante et magnifique cathédrale, ô combien immortalisée,
Je lui préfère ses détails inopinés capturés en instantané
Pour mieux jouer de ma curiosité et puiser dans ses moindres secrets.

... Je retournerais presque au lycée !

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Un samedi après-midi... Sous la pluie qui coule à flots, se dégagent les senteurs d'un printemps naissant mêlé à l'humidité. Je m'égare en petites foulées sur les pavés, le long d'une muraille familière. L'Abbaye de Saint Vincent se dévoile doucement au-delà des remparts de la vieille ville, imposante et impassible, tellement digne de son titre de monument historique. La brume lui confère un mystère fantomatique, je lui attribue mes pensées oniriques.
L'enceinte de mon ancien lycée a beau être le théâtre permanent de visites touristiques et avoir abrité moultes tournages cinématographiques, elle n'en demeure pas moins en ce jour fermée au public. Qu'à cela ne tienne ! Je pénètre les lieux en catimini, l'oeil aux aguets, me faufilant parmi les pierres usées et les escaliers sinueux, glissant sur le parquet ancestral qui craque de joie. Le cloître, les terrains de sports, les salles de cours, mon tout premier amphi' ou bien la grande galerie... Pas à pas et dans un silence complet quasi-religieux, je refais à l'envers le chemin de mes rêves désormais effacés. Tout a changé, et puis après ? Je revis les conseils de classe, les simulations à l'infirmerie, les devoirs sur table du mercredi, les résultats du bac... Babillages et gamineries. Les bâtiments, bercés d'une austérité feinte, trahissent leurs anciens secrets à l'endroit même où des souvenirs oubliés se plaisent à immortaliser le passé. L'adolescente jubile en moi, c'est l'adulte qui se noie.

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Saint_Vincent__escalier_en_colima_on__graffitis

Spotted !
Mon endroit jadis préféré pour sécher, délibérément squatté...
L'escalier en colimaçon aurait-il capturé l'âme de tous les écoliers ?

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Une petite tendance arty ?
La "modern touch" pour combler un trop plein de nostalgie ?
Le grand escalier en marbre du hall principal aura essuyé les larmes, les soupirs, les bruits de couloirs, les révisions de dernière minute, les attentes interminables à côté de la cabine téléphonique (un objet-antiquité) et autres fou rires saccadés d'un groupe d'amies à la dérive, en toute fin des 90's... "C'était mieux avant", la rengaine qui me sied tant.

 

Un château au lourd passé, un parc pour s'évader

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Tour à tour moyenâgeux puis tendance renaissance,
On retient surtout du château de Lamorlaye son passé historique chargé,
Et ses sombres dispositions durant une période troublée (1939-1945)
Quand certains, depuis la nuit des temps, le qualifient même de "hanté"...

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Aujourd'hui propriété de la commune, il attend de se faire restaurer
Et non visitable au demeurant, laisse libre accès à un parc fièrement boisé.

 

Des goodies vintage dans ma maisonnée

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Retour dans l'antre familiale avec du collector, au choix...
Plutôt K7 de Cerrone, Amadeo et Paul Mc Cartney
Ou vinyl de Ray Charles audacieusement grésillant et patiné ?

 

Le séjour-évasion se sera finalement achevé sur une mélodie de John Lennon et un enthousiasme passablement mitigé quant à l'idée de retrouver le fourmillement parisien assuré. Les sacs remplis de petits plaisirs, cadeaux et goodies (on dit merci la vie !), j'ai reposé le pied dans le RER la belle Lutèce pile au moment de célébrer le printemps et de voir la tour Montparnasse se parer de son électrique couleur bleutée. Et si depuis, je me plais à sortir, vagabonder, m'émerveiller, danser, trouver du street art à chaque coin de rue et plus si affinités, je n'ai pas manqué de récidiver au vert pour quelques sauts de puce bien mérités. Du genre à célébrer la Pâques sans trop d'excès chocolatés ?! Mais puisqu'à Paris je commence sérieusement à m'étioler et que la campagne en vient même à me gagner par petites parenthèses enchantées (c'est dire mon état avancé), c'est à présent une nouvelle vie que j'aimerais viser. En bonne citadine qui se respecte, je songerais bien à l'étranger quand Londres la romantique, Londres l'exentrique se positionne sans surprise dans ma ligne de mire. Alors, idée farfelue ou vrai projet... Je laisserai l'avenir en décider.

 

-Livy-

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27 mars 2012

I'm back (enfin, je crois...)

Vous seriez un tantinet assidus que vous l'auriez remarqué: voici bientôt deux mois que je n'ai rien posté ici. Ni l'ombre d'un billet, ni même un petit message de pause, rien de rien. Juste un néant bloguesque absolu qui me conduit tout droit aujourd'hui à ce retour impromptu, pourtant maintes fois voulu ces dernières semaines (les bonnes résolutions ont la dent dure), mais finalement jamais assouvi.


Party_on


Ce n'est pourtant pas faute d'avoir trop vécu durant tout ce temps, découvert de belles adresses et autres trouvailles sacrées, partagé quelques moments d'anthologie, enchaîné les sorties et vu mes plus fidèles compères, seulement voilà. Il est simplement des périodes où l'on a envie de garder les choses, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, pour soi. Éventuellement, les coucher sur papier pour peu qu'il y ait une guitare pour les enjoliver. Se les murmurer tard le soir, quand il n'y a plus personne autour et que l'on se prend à rêver. Ou encore les improviser sur les touches usées d'un piano qui, par sa mélodie, pourrait bien en dire plus long que tous les mots réunis. Mais j'ai beau chercher, je ne trouve, en ces instants pudiques et retirés, aucune bonne raison de m'en aller ainsi virtuellement les exposer.

Grow_up


Je pourrais toutefois clamer haut et fort que je sors d'un drame affreux ou autre tragi-comédie dont j'accentuerais les traits, rien que pour prôner la légitimité de mon silence bloguesque, mais non. Et surtout, à quoi bon ? Si mon existence se décline, comme à son habitude, au gré d'un yo-yo enjoué qui prohibe la routine et exacerbe les émotions, elle n'en est certainement pas à son coup d'essai. En effet, forte de cette piteuse excuse, j'aurais pu apposer le mot "break" en cet espace une bonne trentaine de fois déjà, à chaque incendie traumatisme ou chaque errance de vie. Mais je ne l'ai jamais fait car après réfexion, je crois que je les aime bien moi, ces petits "hics" qui parsèment le quotidien de tout un chacun. Je les encense et m'y complais. Je leur trouve un charme insensé et le caractère décidément spontané qui leur sied, de façon à mieux avancer. Comme je m'en voudrais alors de stopper net l'aventure qui évolue ici par bribes (certes chaotiques mais enchantées) depuis 2007 !

Always_tomorrow


La vérité est relativement simple en fait. Je ne me sentais plus d'écrire sur le blog ces derniers mois et ce, pour la toute première fois. Point. Peu de temps et moins l'envie. L'esprit ailleurs (embué ?), la tête aux mille pensées, sans compter un emploi du temps effréné et passablement perturbé (boulot, boulot, tu auras ma peau !). Il aura fallu bien des journées pour gérer mon syndrome de la page blanche et mon imbroglio d'idées. Des nuits blanches à cogiter, des séquences empreintes de laisser-aller, peu de regrets, beaucoup de réflexions torturées et quelques discussions fort animées...

Write_on__

Qu'à cela ne tienne ! Je suis sortie, j'ai vu, j'ai vécu. Et c'est maintenant motivée au plus haut point que je compte rattraper le temps perdu. De la futilité, du détail en vrac, du stock de bonnes idées ou du souvenir à partager, je m'aperçois de tout ce que j'ai à vous relater. Et tandis que je ne sais même pas encore par où commencer, je jubile déjà de retrouver cet espace que je n'ai jamais vraiment délaissé. Je marchais à côté, je n'osais juste plus y entrer. Mais c'est aujourd'hui que j'en franchis à nouveau la porte d'un pas franc et décidé, quoique sur l'aspect régularité, je ne vais tout de même pas trop m'avancer. Comme quoi rien n'a changé, et je vous souhaite naturellement une excellente journée !

-Livy-

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13 février 2012

La playlist de Janvier/Février

Nano_5g_colors

Da Silva - Les stations balnéaires
Alister - La femme parfaite
Claire Denamur - Bang Bang Bang
Oh la la !  - Paris
Emilie Simon - Franky's Princess
True Live feat. Fefe - TV
Irma - I know
Sela Sue - Raggamuffin
Lana del Rey - National Anthem
The Kooks - Ooh la
The Shoes - Time to dance
French Horn Rebellion vs Database - Beaches and friends
Justice - On'n'on
Yuksek - Always on the run
Amanda Blank - DJ


° ° °

Joliment dispersée, la première playlist de l'année s'offre un doux parfum de liberté et, par le biais de tendances musicales multiples, enchaîne les émotions mêlées. Ainsi boostée, la partition sème le trouble quand les notes s'étirent en paradoxe. Inégale ? Assurément. Les états d'âme défilent, insolents, dans une plaisante insouciance qui charme tout autant qu'elle agace. Légèreté, langueur, vintage ou sensualité glacée se parent ainsi de leurs atouts et entament une ronde virevoltante, non dénuée d'un certain humour qui séduit sans plus tarder. L'heure est au jeu, à l'envie et à l'évasion dont la musique serait sans nul doute la meilleure clé. Alors, à l'endroit où se confrontent étrangement rêve et réalité, foisonnent de téméraires idées. Saisir une guitare, murmurer, s'affirmer, tournoyer et ne jamais s'arrêter de danser... Le bonheur se situerait-il quelque part, dissimulé entre l'espoir et le blasé ?

-Livy-

BONUS
En hommage à Whitney Houston décédée ce samedi 11 février,
Une mini-playlist  afin de se remémorer  l'héroïne de Bodyguard,
Quelques souvenirs de jeunesse  pour beaucoup d'entre nous
Des morceaux d'anthologie et de la nostalgie.
RIP.

I will always love you
Queen of the night
I'm every woman
Heartbreak Hotel

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08 février 2012

Dans les secrets du roman autobiographique de P.Grimbert

Outre ma bibliothèque-cocon à l'éclectisme invétéré et que je chéris sans plus tarder, je me livre quotidiennement, dans une autre partie de mon existence, à l'exercice d'un véritable apprentissage littéraire suivi. En effet, fruit d'étude de cours particuliers donnés de-ci delà, les nombreux livres qui viennent parsemer mes semaines malgré moi sont un moyen somme toute assez ludique de revisiter les bons vieux classiques, quelques élèves à mes côtés. Pourtant, quand de Ruy Blas à Orgueil et Préjugés, je demeure incollable voire doucement nostalgique, il est encore des lectures que l'on vient à m'amener sur un plateau d'argent et que je ne connais point. De celles que des professeurs malins auraient disséminées au sein du programme scolaire afin que je me prenne au jeu de les découvrir à mon tour...

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J'ai ainsi appris à l'automne que je devais décortiquer Un secret de Philippe Grimbert en une toute petite semaine, fiche et prise de notes à l'appui. Soit. Défi évidemment réalisable, je m'exécutai aussitôt. Roman facile et ô combien adulé par la critique, resté longtemps à traînasser dans ma PAL sans en faire plus de cas, il était plaisant de laisser maintenant défiler des pages au goût de nouveauté, sans aucun a priori. Et soudain, peut-être plus encore que le livre lui-même, toute perdue que j'étais entre deux gribouillages et une préparation de texte pleine de pièges, m'est venu le sourire de ce qui m'avait fait aller à son encontre. Ce qui m'avait contraint à cette lecture quasi-involontaire jusqu'à m'y complaire, et ce qui transforme un devoir en une volonté. En l'occurence ici, une motivation jaillie d'un simple cours particulier, ou comment chercher bien loin ce qui souvent se trouve dans les plus proches contrées mais qui offre cet instant simple à savourer, et mérite finalement son petit résumé ;)

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Un_secret__Grimbert

Ce qu'en dit le quatrième de couv'...

"Au commencement de ce roman, le narrateur raconte que, petit garçon et fils unique, il s'est inventé un frère. Ce fantôme tyrannique a hanté ses jeunes années. Entouré de silence, ployant sous une culpabilité familiale, le narrateur éprouve le besoin de raconter un passé qu'il s'imagine lisse et tranquille jusqu'à ce que Louise, vieille amie de ses parents et confidente de l'enfant, vienne tout d'un coup lui révéler un secret lourd et bouleversant."

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"Fils unique, j'ai longtemps eu un frère". La phrase d'introduction est aussi nette qu'inattendue, jouant sur le paradoxe intelligent qui amène d'emblée son questionnement. Je ne saurais dire alors s'il s'agit de raisons subjectives pour ma part ou d'un simple plaisir de lire mais force est d'admettre que cette seule et unique affirmation est d'une redoutable efficacité. Dotée d'une dynamique percutante, elle incite son lecteur à aller au-delà et, tout simplement, donne envie avant de laisser place tant au récit qu'aux langues qui se délient.

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Le langage est fluide, courant; les mots ont ce parfum du quotidien. L'anonymat du narrateur, son identité incertaine, son absence de nom sont autant d'accumulations qui créent une certaine angoisse dans l'écrit sans que l'on ne sache vraiment pourquoi. Il semblerait de prime abord que ce soit une histoire ordinaire au fond. Un secret de famille, des victimes collatérales... Le sujet, banal en soi, puise son importance dans son traitement, tout en finesse, mais après ? Après, apparaît la véritable gravité de la chose. Il s'agit en fait d'une histoire dans l'Histoire. Alors, sur fond de seconde Guerre Mondiale et de génocide juif, valeur ajoutée notoire de par son intérêt plus vaste que pour une quelconque utopie, Philippe Grimbert offre à son roman une compréhension universelle, à la portée de tous, ainsi qu'un témoignage qu'il développe dans un souci de réalisme sans équivoque.

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Un secret est donc un roman autobiographique. Un roman-hommage plus précisément. Il offre une pierre tombale symbolique au demi-frère du narrateur, décédé enfant, dans un camp d'extermination. Et voici que tout s'explique enfin. Les hallucinations du jeune Philippe Grimbert/narrateur, portées par cette phrase d'accroche énigmatique et ce frère fantôme, ont un sens qui se dévoile progressivement, projetant de plein fouet sur le héros le passé trouble de ses parents. Une portée intuitive omniprésente qui augmente le romanesque à mesure que le narrateur pénètre dans sa propre histoire, celle-ci même qu'il n'aurait pu imaginer au sein de son enfance déjà passablement tourmentée.

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Il va sans dire que l'auteur nous gratifie aussi d'un joli suspense tout du long. La lecture est haletante, rythmée par des chapitres courts et des personnages dont la présence mystérieuse nous ferait bien sursauter à chaque mot. Point d'ennui, et même pas assez. Dans ce roman si frêle, on viendrait presque à réclamer moultes détails supplémentaires ainsi qu'un développement plus éloquent du sujet. Toutefois, les thèmes abordés viennent à foison. La souffrance, la culpabilité, les non-dits et la mort génèrent une noirceur à l'état brut, conformes au contexte historique, tandis que l'amour au doux parfum de scandale tendrait plutôt vers un récit personnel, d'avantage intimiste mais évidemment marquant. Toujours est-il que le livre ne nous épargne pas plus qu'il n'épargne ses protagonistes et, par le biais de détails et de souvenirs pêle-mêle, dépeint un reflet de vie qui, loin d'être serein, aspire à une vérité douce-amère qu'on ne saurait rejeter.

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Histoire vraie ou pas, ces quelques lignes pourraient bien être cependant celles d'un odieux mélodrame mais heureusement, tel n'est pas le cas. Philippe Grimbert demeure maître de son récit et le ponctue d'une pudeur élégante et appliquée, allant jusqu'à le développer consciencieusement, point après point. Venant de la sorte contrer un ramassi d'émotions dont on ne saurait que faire, le roman garde une certaine distance, passablement bienvenue, avec l'ensemble et ne tombe jamais dans le pathos, malgré des thématiques ô combien douloureuses. La sensibilité y est maîtrisée à la perfection et elle sonne juste tout autant que la solitude de l'enfant est touchante car exempt de caricature.

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Ce n'est évidemment pas pour rien qu' Un secret se positionne comme un drame psychologique certain. Si le narrateur évoque beaucoup la psychanalyse au fil des chapitres (l'auteur pratiquant lui-même ce métier), la psychologie est le ressort même du roman, à travers l'évolution des personnages notamment. Du narrateur qui prend son envol sitôt que la vérité jaillit à la santé de parents vaillants qui s'amenuise peu à peu, il y a dans la construction du livre cette symétrie propre à chaque être humain, lorsque ce dernier trouve la force d'agir et non subir ou voit au contraire ses faiblesses mises à nue dans les différents évènements qui parsèment une existence. Philippe Grimbert joue ainsi beaucoup sur tous les aspects du titre de son ouvrage et met en avant ces petits riens cachés qui, mis bout à bout, peuvent avoir des conséquences aussi importantes qu'inattendues.

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Fatalement, Un secret ne reste pourtant pas longtemps en mémoire. Classé directement dans la catégorie des romans "pas mal mais sans plus", il se lit très agréablement mais s'oublie aussi vite. Dans cette histoire qui captive d'un coup et nous emmène sans résistance jusqu'au mot "fin", survient le chaînon manquant, l'absence de consistance. La matière à créer est là certes, mais la plume légère ne suit pas. Du moins, pas assez. L'ensemble reste en surface quand, d'un point de vue historique comme romanesque, on se plairait à dire "encore" avec un vif enthousiasme.  De quoi penser que c'est peut-être une bonne chose de laisser ainsi la voie ouverte, ou qu'il s'agit définitivement d'un ouvrage parfait pour fiche de lecture qui se respecte quand je demeure sur ma faim. Reste que je n'ai point vu encore l'adaptation cinématographique de Claude Miller. Et qu'en toute honnêteté, Philippe Grimbert nous offre une leçon de vie qui fait tout de même franchement relativiser sur la nôtre... A méditer donc.

-Livy-

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Posté par livy_etoile à 08:00 - Je lis, tu lis, il lit... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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