Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

29 octobre 2010

Dans ma bulle d'étoile... (Comptine)

Ballerine_2

Dans mon univers, il est cette petite date nostalgique et empreinte d'une mélancolie rêveuse où, depuis trois années, je me plais à parsemer mes différents blogs de billets énigmatiques saupoudrés d'un message subliminal à peine dissimulé.
Jolies bribes de souvenirs nocturnes d'un quartier bobo-chic parisien, évasion de bonheur dans la brise automnale et l'espoir d'un absolu comme quête ultime ?
De l'amitié à l'amour... J'y aurais presque cru de bonne âme si le cynisme depuis, n'avait pas parcouru tant de chemins escarpés, m'ôtant l'envie furieuse de quelques tentantes uchronies pour un trop long moment...

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Le goût des bonnes choses se savoure avant de céder à l'amertume. Il nous enlace de sa douceur, nous emplit de colère, nous laisse éploré, mais y aurait-il seulement un sens aux épreuves que l'on subit quand quelques mois auparavant, tout nous était promis ?
Peut-être serait-il simplement temps de grandir un peu, d'évoluer, prendre du recul.
Et puis surtout comprendre pour accepter.
Se dire au fond que rien n'est grave et que tout passe.
Lentement, péniblement. Mais pourtant...
Les phrases téléphonées et qui m'agaçaient tellement ont sans doute du faire leur effet salvateur puisque me voici à présent arpenter n'importe quelle rue de Paris sans me laisser envahir par le passé, la tête haute et le talon qui claque, bien ancré.
Je n'enterre rien, ne renie rien, mais je m'éloigne lentement, là où le plaisir de quelques instants un peu patinés laisse finalement sur mes lèvres un sourire-souvenir.
Alors oui, ces quelques mois ont compté. Tellement.
Mais après plusieurs d'années, pourquoi tant vouloir chercher à les rattraper ?

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J'ai vécu de jolies choses depuis, l'expérience aidant, parce que loin de la prostration ou de la léthargie, j'ai une vie à vivre, en vrai. Dans celle-ci, j'ai côtoyé l'atypique et le ludique, au croisement où les rencontres ont peuplé et enrichi mon ressenti.
J'ai noyé quelques chagrins dans les concerts, je me suis vue sourire, me sentir vivante et entourée. Pleine de projets. Jour après jour. Au lever. Au coucher.
L'étrange sensation de renaître, même seulement quelques mois après...

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Aujourd'hui, la roue tourne et la boucle est bouclée; cette phase est à conclure tout comme ces billets datés, à l'image d'une tradition que je me plaisais à perpétuer.
Ils ne me siéent plus guère et les évènements récents et ô combien différents de ma petite vie étoilée me font relativiser, sentant que me tourner vers le passé est un facteur singulier qui m'en ferait presque oublier l'avenir.

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Paradoxe parmi tant d'autres, je suis une rêveuse née amoureuse de la nouveauté.
De la place Saint Sulpice au Marais, en trench denim, un si beau soir d'intemporalité, c'est finalement sur le parvis de l'Hôtel de Ville, tendance gris souris, sautillante et en pleine journée, que j'ai tiré un trait
quatre ans après . Exprès.

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Une dernière fois alors, un post daté. L'ultime, le sacré.
Celui où, livrant l'écrit le plus personnel d'une époque trouble autant qu'intense,
Je me mets à nue et conclus une sorte de calendrier.

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Ma comptine (d'un autre temps) était en 2007 mon refuge coloré, mystérieuse symbolique de quelques perles de mes yeux, versées. Elle a bercé sur ma guitare, d'une voix fluette, mes menus tourments et ces jours si lents. Et puis après ? C'était il y a longtemps et s'il ne semble en rester que du vent, il subsiste en réalité une petite boîte secrète destinée à révéler et conserver uniquement les jolis moments d'antan.

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Qu'à cela ne tienne, j'aurais bien d'autres dates pour m'emporter, puisque ma bulle d'étoile demeure éternelle, spirale qui se renouvelle dans un perpétuel élan d'enthousiasme et de beauté. Serait-ce donc cela que l'on appelle destinée ?

~

Dans ma bulle d'étoile
Parsemée
De gouttes mordorées
Enlacées
Je bois la tasse et je coule
Dans un tourbillon
Je broie du noir, je me saoule
Sans ambition.

Dans ma bulle d'étoile
Qui roucoule
Je me laisse choir
Je m'enroule
En boule
Et je tourne en rond
Comme un manège fou
Dénué d'envie d'évasion...

Qu'on me laisse rêver
A n'en plus finir
Un rêve invertébré,
Un désir de m'enfuir,
Je ne crois plus en rien
Dans ma bulle d'étoile
Mais j'y suis presque bien
Les jours où j'ai si mal...

Dans mon monde
Parfumé
De l'odeur des ondes
Mélangées
Qui me heurtent et m'assomment
Encore une fois
Je pleurniche et frissonne
Même sans froid.

Dans ma tête
Trop troublée
De souvenirs indigestes
Fatigués, ébréchés,
Je m'entête à vouloir
Sans cesse les retrouver,
En tombant sur de l'espoir
Oublié...

Qu'on me laisse danser
Au bout de la nuit,
Sur une musique effrénée
Au bout de ma vie,
Je ne crois plus en rien

Dans ma bulle d'étoile
Mais j'y suis presque bien
Les soirs où j'ai si mal...

File, file, le temps. Prends-moi toute entière et va t-en.
Va rejoindre les autres gens, laisse-moi.
Dans ma spirale de tourments, enfouis-moi.

Qu'on me laisse esseulée
Sans rien dire,
Dans un rêve brisé
Pas d'avenir
,
Je ne crois plus en rien

Dans ma bulle d'étoile
Je n'y suis plus si bien,
C'est d'un banal,
L'ennui me va si bien au teint
Dans la pâleur du matin...

-Livy-
Septembre 2007

BONUS
--> Jeff Buckley - Hallelujah <--
Nostalgique. Magique. Symbolique.

Posté par livy_etoile à 21:00 - Ma bulle artistique - Commentaires [2] - Permalien [#]
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Commentaires

  • Je ne me lasse pas à chaque fois de ta bulle d'étoile. Très bien écrit.

    Posté par John C., 02 novembre 2010 à 11:14
  • John:
    Pas lassé depuis le temps ?
    Toi qui connais ma bulle d'étoile, son univers,
    ainsi que tous les écrits engendrés quasiment par cœur ?
    Ah, je plussoie vivement (et salue ton courage) ^^
    Mais te remercie toujours autant pour ces quelques gentils mots qui me touchent, même si plus que sur mon blog encore, je préfère brancher ma guitare et entonner devant toi, comme je le fais si souvent, la chansonnette de cette mélodie
    "doucement rock n'roll".

    Posté par -Livy-, 02 novembre 2010 à 12:16

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