Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

23 février 2008

L'effet boule de neige

Ski_Acrobatique

On les attendait, les vacances d'hiver sont arrivées,
Tout le monde est parti skier et les malchanceux restés là sont en train de pester...
Tous, sauf moi.
Moi qui me réjouis...
Rien que de m'imaginer sur des skis
Et je bénis l'idée de me retrouver sans congés, avec un déménagement sur le dos, en plein Paris!

° * ° * °

Pourtant, ce n'est pas comme si je n'étais jamais allée à la montagne de ma vie, loin de là. Je crois bien qu'à l'âge de deux ans, mes parents m'y emmenaient déjà. Et c'est tout naturellement qu'un an plus tard, j'exhibais, fière et assurée, mes tous petits skis au jardin d'enfants, dernière image d'une fragile vocation...

Je suis peut-être une exception mais le ski est un phénomène étrange que je n'ai jamais vraiment compris. Pourquoi donc se mettre des trucs ingérables aux pieds alors qu'on pourrait tout simplement marcher? Ah oui, pour glisser...
Moi, j'ai sans doute du glisser un peu de trop.
Et si je n'ai pas ressenti l'adrénaline, c'est parce que se prendre des sapins, ça rend forcément idiot.
Alors oui, le ski et moi sommes fâchés!
Peut-être est-ce une réminiscence de mes huit ans, le jour où la monitrice m'a perdue dans la montagne, un après-midi de février et que j'ai commencé à m'en inquiéter en voyant la nuit tomber...
Peut-être une peur panique du télésiège suite au visionnage intempestif des "Bronzés font du ski" et aux mésaventures de Jean-Claude Dusse, mon héros.
Ou peut-être pas.
J'ai tout de même franchi le cap de la deuxième étoile [avec grandes difficultés] mais je soupçonne fortement mon père d'avoir soudoyé le moniteur pour me la donner. D'ailleurs les soupçons sont plus qu'avérés, il me l'a avoué! Concrètement, mon seul trophée dignement mérité reste l'ourson, et encore, parce que j'étais motivée.

J'aurais bien pu me rabattre sur l'activité merveilleuse qu'est le patin à glace. Malheureusement pour moi, j'ai une capacité plus qu'étonnante à ne pas savoir me servir de mes pieds quand on les chausse d'objets bizarres. Les patins, tout comme les skis, en font partie [curieusement, les talons aiguilles ne sont pas inclus dans le lot]. Rien qu'à Paris, l'échantillon plus que révélateur de ma douce silhouette sur des rollers m'a convaincu de façon définitive qu'essayer les patins à glace entraînerait inévitablement un passage-express par la case "Urgences" de l'hôpital de proximité. Et c'est ainsi que j'ai renoncé.

Après un bref détour par la lubie "ski de fond" qui, somme toute, ne m'a pas déplu mais m'a fait réaliser que je ne me sentais jamais aussi à l'aise qu'entourée de personnes du troisième âge et m'a flanqué des courbatures pour tout un solstice, j'ai décidé dans un élan téméraire de retenter le ski alpin.
Un échec évidemment, perturbateur de la balade en cours, qui m'a attiré les foudres familiales et a convaincu mon père [encore lui] de lâchement m'abandonner dans un jardineige, sorte de prairie à vaches réservée au premier âge.
Dépitée, j'ai donc tenté sur une surface plane une approche aléatoire mais réussie du dérapage "pas du tout chasse-neige" qui m'a valu de rencontrer mon premier copain, parce que lui non plus ne savait pas skier et avait été planté là par des parents désespérés ^^
Comme quoi, déjà à l'époque, j'étais destinée à rencontrer des boulets...

Fin douteuse du ski alpin, je me suis mise à la randonnée.
Mais là encore, rien n'a fonctionné! Fatigue, problèmes certains d'orientation et paysage tout blanc à répétition, on ne peut pas dire que ça m'ait transcendé... Et ce n'est certainement pas la flaque de boue dans laquelle j'ai lamentablement dérapé qui m'a fait changer d'avis! Tellement furieuse que la montagne, je n'y suis jamais retournée!
Depuis l'âge de quinze ans alors, je campe sur mon idée que non décidemment, ce n'est pas fait pour moi.
Je n'aime pas la neige, je n'aime pas le froid.
Les flocons sont certes très romantiques, très jolis mais non, merci.
Exit la sensation éternellement ouatée,
Les combis anti-sexy, le baume à lèvre blanc, les bonnets,
Les lunettes, salopettes molletonnées et autres gants,
On ne peut même pas y bronzer uniformément!

Et puis moi, à la montagne, je suis purement et simplement la réplique féminine de Gad Elmaleh:
--> Le sketch <--
(le son est mauvais mais les vidéos de Gad se font rares sur internet...)

-Livy-

Tout juste un peu déçue de ne pas pouvoir profiter de la tartiflette et des moniteurs,
Seules valeurs sûres des hauts sommets...

Posté par livy_etoile à 08:00 - Instants de vie - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

  • j'adore le ski, c'est un des seuls sports que je maîtrise!
    je compatis à tes souffrances neigeuses!
    génial le sketch de gad que je connaissais pas
    marjolaine

    Posté par musy, 23 février 2008 à 12:59
  • "Souffrances neigeuses", c'est tout à fait l'expression que je cherchais, tiens ^^

    NB: il existe d'autres sketchs encore sur Gad à la montagne et son ami le blond... A voir de toute urgence!

    Posté par -Livy-, 23 février 2008 à 21:45
  • oui avant que j'aille au ski!
    surtout que j'ai un pote, c'est un peu le blond dont gad parle!lol
    marjolaine

    Posté par musy, 24 février 2008 à 13:07
  • Oui le plus interessant dans le ski, c'est un bon diner entre amis le soir dans un chalet.

    Tout le monde peut etre bon en ski (ca ferait beaucoup de blonds). D'ailleurs j'en fait pas parti.

    ++

    Posté par John C., 24 février 2008 à 20:28

Poster un commentaire