Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

10 octobre 2009

"Les journées Brassens" sur les traces des "Copains d'abord"

Journ_es_Brassens

Bonne nouvelle pour tous les amoureux des douces mélodies et des textes facétieux!
Le week end est placé sous le signe de la musique et plus encore, celui des mots et de la poésie.
Une thématique chère à mes idées, mes passions et mon rêve d'absolu que je me devais bien entendu d'honorer comme il se doit.

~

C'est ainsi que les 10 et 11 octobre, à savoir aujourd'hui et demain, la ville de Paris rend un hommage particulier qui célèbre un anniversaire. Les 40 ans d'une rencontre unique en janvier 1969, celle de trois hommes d'exception:
Georges Brassens, Jacques Brel et Léo Ferré.
La chanson à texte et les adeptes des jolis mots mis de la sorte à l'honneur se focalisent d'ailleurs d'avantage sur le premier d'entre eux, Brassens, et vont, deux jours durant, évoquer son talent dans le parc qui porte son nom (Parc Georges Brassens, rue des Morillons/place Jacques Marette, 15 ème arrondissement) au moyen de concerts improvisés, fanfares, dictées, prix littéraires, éloges de la part de ses proches et de nombreuses autres animations à caractère littéraire, culturel et ludique à la fois.
Mais dans le genre, ce n'est pas une première en soi puisque "Les journées Brassens" sont organisées dans la joie et la convivialité la plus exquise, depuis plusieurs années déjà, par une librairie bien connue du même arrondissement nommée Le Divan et que je vous recommande fortement si de multiples lectures, vous aimez vous délecter ^^

Quoi qu'il en soit, ces journées sont une véritable aubaine pour moi, non seulement pour aller y faire un tour (et libre à vous de m'y accompagner, il paraîtrait même que c'est gratuit...) mais aussi pour évoquer dans mon blog d'amour trois artistes de talent qui ont traversé les générations et le temps avec l'élégance et la verve poétique qui leur est due.
Je pourrais bien ainsi m'attarder sur la force émotionnelle des mots de Léo Ferré (mon préféré, je le confesse) ou encore l'interprétation époustouflante des textes de Brel, tous deux m'ayant sans le savoir cueilli l'eau des cils à maintes reprises...
Mais puisque c'est notre cher Georges qui est ici mis sur le devant de la scène, je pousserai plutôt un cri de guerre façon "Gare au gorille!" en l'évoquant plus longuement.

.

Brassens

.

Car lui, il faut bien le savoir, est un peu l'homme de mon quartier.
Fraîchement débarqué de Sète dans le Sud et à peine adulte, c'est dans le 14 ème arrondissement parisien qu'il a élu domicile un certain temps.
Il a d'abord vécu rue d'Alésia pour ensuite se planquer en pleine guerre, après s'être fait la belle d'un camp allemand, impasse Florimont, Chez Jeanne (dont il fera une chanson).
C'est à cet endroit et pendant une bonne vingtaine d'années que celui qui se voulait artiste et écrivain a peaufiné un talent affranchi de toutes contraintes et une liberté d'expression absolue qui lui a d'ailleurs valu un succès non négligeable par la suite, dans quelques cabarets d'abord puis au théâtre Bobino surtout, haut lieu de sa notoriété.

.

Brassens_2

.

En effet, "bad boy" à ses heures, Brassens est un mythe, une emblème, un personnage.
L'homme est insaisissable, gentiment rebelle, polémique et controversé.
Et s'il joue à merveille de sa mauvaise réputation (encore une chanson!) et de son allure d'ours mal léché et râleur, il possède également un véritable amour pour les choses vraies, un sens aiguë de l'amitié -on notera entre autres parmi ses fréquentations artistiques Brel, Béart et Devos- et une envie de refaire le monde, thématiques qu'il n'aura de cesse de retransmettre dans son oeuvre en trouvant les mots justes et les mélodies qui leur siéent.
Il a cette façon propre de balancer ses vérités avec bonne humeur, une guitare à la main et le jeu de mot dénonciateur sur le bout de la langue. Il chante comme il parle, il parle comme il vit. Pleinement. Simplement. Et avec cette dose de poésie nonchalante qui parsème ses chansons et le rend si atypique aux yeux de son public, tellement unique aussi...

.

Brassens_3

.

Car il faut bien le reconnaître, Georges Brassens est intemporel.
Les sujets sur lesquels il s'est penché sont toujours d'actualité, dans la dénonciation politique comme dans la magie et l'étrangeté des relations humaines.
C'est peut-être juste que lui, plutôt qu'un autre, avait ce don, cette capacité de savoir les exprimer avec une subtilité un peu voilée et un instinct poétique vraisemblablement inné.
Et ses idées perdurent aujourd'hui encore de par son parcours et sa philosophie de pensée tout à fait personnelle, tandis que la jeunesse chante en choeur ses chansons d'une autre époque, à leur tour reprises par d'autres artistes, symbole d'une évidente reconnaissance.

~

Une belle récompense alors que ces "journées" qui lui sont entièrement dédiées et qui vont permettre au cours des prochaines 48 heures une immersion totale dans son petit monde empreint d'humour nuancé, d'ironie feinte et d'espièglerie.
Le mot de la fin? Foncez-y!

-Livy-

Et pour plus d'informations sur "Les journées Brassens"
--> cliquez ici! <--

Posté par livy_etoile à 08:00 - Je me culture à Paris - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Commentaires

  • ça à l'air chouette

    En te lisant je me suis rendue compte d'une chose,je connais très peu Léo Ferré,il serait temps de m'y mettre.

    Si j'aime Brassens (chanteur préféré de mon papy^^),j'idolatre (j'exagère à peine) Brel.

    Posté par kelly elliott, 10 octobre 2009 à 10:59
  • Ravie que mon billet te parle un peu
    Ce sont en effet trois artistes que j'apprécie tout particulièrement (bien que pas du tout de ma génération mais qu'importe!) alors je ne peux que rejoindre ton grand-père à propos de Brassens et toi concernant ton avis plus que positif sur Brel.
    Quant à Léo Ferré, je te suggère de le découvrir au plus vite car c'est un véritable musicien des mots et poète en musique (au choix ^^). Une sorte d'incontournable à ne pas manquer, bourré d'émotion et de talent, mais qui risque fort de te faire un peu pleurer... pour la bonne cause

    Posté par -Livy-, 11 octobre 2009 à 19:26
  • J'avoue que cela me donne aussi envie. Je connais tres peu ses artistes. Comme tout le monde je connais les classiques alors que le répertoire et l'univers est très riche.

    Posté par John C., 16 octobre 2009 à 18:52
  • Bravo John!
    C'est déjà une bonne chose de connaître les morceaux les plus connus, Congratulations

    Je te transmettrais bien ma passion pour entrer dans le vif du sujet également parce qu'il est vrai qu'elle en vaut la peine mais j'aurais trop peur de fondre en sanglots juste avant...
    "Avec le temps va, tout s'en va." Argh!
    (Tu connais ma sensiblerie ridicule ^^)
    Bref, on commencera par Brassens, qui est nettement moins déprimant que ses deux autres talentueux compères...

    Posté par -Livy-, 17 octobre 2009 à 08:16

Poster un commentaire