Livy Etoile

~ Une pincée de rêve, un soupçon de bonheur ~

14 septembre 2008

Mon épopée cannoise

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De retour sur la toile après une petite semaine en mode repos...
Je suis rentrée hier soir, posant un pied incertain sur la ville-capitale.
Adepte du décalage et de virées ensoleillées au moment où les arbres roussissent déjà, c'est à l'heure de la rentrée que mes vacances ont pointé le bout de leur nez,
Et comme j'en avais soupé de Paris tout l'été,
Le break fut hautement mérité!

Brève évasion à Cannes
Et balades de charme le long de la Méditerranée,
Revisitant les lieux de prédilection de ma prime jeunesse,
Sous le signe fatal de la procrastination.

J'ai sur la peau un goût salé,
Dans mon sac non défait, un Cosmo et quelques grains de sable égarés,
Le bruit de la mer dans toutes mes pensées
Et une jolie couleur dorée.

Récit d'une semaine de douceur...

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Plages_priv_es

Farniente à la plage

Procrastiner...
Positiver...
Se détacher...
Humer ce vent chaud et secret.
Se poser sur quelques mètres de sable, s'allonger yeux mi-clos et se prendre à rêver, à mi-chemin entre le sommeil et l'imaginaire, de tout ce qui pourrait bien arriver.
Sentir le soleil réchauffer doucement un été trop frileux et se laisser bercer par le bruit des vagues.
Savourer l'odeur de la crème solaire et voir avec joie un teint progressivement hâlé s'intensifier...
Faire de chaque journée un véritable défilé, maillots de bain nouveaux à l'appui, abdos impeccables et cambrure travaillée ^^
Lire du magasine "people" en toute impunité et s'en délecter parce que ça n'arrive qu'une fois dans l'année.
Se baigner dans une mer d'huile, les îles de Lérins droit devant, s'accorder un peu d'exercice, un brin de détente, de jeux aquatiques et puis se prendre à aller nager jusqu'à la bouée, juste parce que c'est cliché.
Balancer du sable sur les voisins pour les faire enrager,
Et en ramener plein, jusque chez soi, même jusque sous ses draps (de la graine d'exfoliant gratuit, je vous dis!)

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Mougins_3

Balades, promenades et dérivés

Parcourir Cannes en long, en large, en travers,
Accéder au Suquet "by night" pour une vue imprenable sur la ville.
Se perdre dans l'arrière-pays pour admirer les collines,
Voir le ciel dégagé jusqu'alors se couvrir un peu, tourmenté.
Virevolter de Grasse à Mougins, D'Antibes à Juan les Pins
Et apprécier les vieux villages...
Eviter la route Napoléon, très jolie certes, mais nuit gravement à ma santé ^^
Se faire quelques frayeurs de nuit dans le massif des Adrets,
Se souvenir de la route du littoral, celle de l'Estérel, celle de mon enfance,
Bordée de roche rouge et d'une mer azur à faire pâlir les îles des destinations lointaines.
Manger une glace à Saint-Raphaël, faire une pause à Théoule-sur-mer,
Savourer quelques gouttelettes de pluie chaude lors d'une balade à Mandelieu,
Refaire pour la énième fois le tour du château de la Napoule
Et pousser la promenade en bord de mer jusqu'au rocher des pendus.
Prendre des chemins hasardeux en voiture, au gré des montées et descentes.
Longer "Marina baie des anges" pour un dîner entre amis à Villeneuve-Loubet,
Effectuer une reconnaissance sur d'anciens lieux de prédilection d'été passés dans le sud,
Et juste s'asseoir là, sur cette chaise bleue en plein milieu de la Croisette,
Admirer la vue, la mer, les bateaux,
Respirer.
Vivre plutôt que survivre.
Déconnecter.

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Vacances

Up... and down!

Se faire attaquer par une horde de moustiques assoiffés de sang (le mien en l'occurrence) et avoir oublié citronnelle et huiles essentielles loin là-bas, à Paris.
Constater les dégâts apparentés à de disgracieux points rouges, laissant presque un arrière-goût de varicelle bis.
Voir naître un orgelet au coin de l'oeil gauche et foncer à la pharmacie du coin pour le faire diminuer avec force pommade ophtalmologique.
Se trouver un peu en minorité dans les commerces de proximité parmi les "jeunes" dans une région où les retraités s'épanouissent en hors-saison.
Se débattre dans la mer au moment où l'on commence tout juste à ne plus avoir pied, complètement paniquée à la vue de ce truc blanc et mouvant qui s'avèrera être, non pas une méduse, mais un sac en plastique flottant à la surface de l'eau. (grand moment de solitude...)
Combattre vaillamment une fuite d'eau dans l'appartement loué.
Essayer de consulter ses mails via l'iphone 3G quatre fois par jour et s'armer pour ce faire d'une patience irréprochable. Une bonne chose finalement que cette absence de wi-fi pour se ressourcer... mais on notera un manque d'internet qui se fait cruellement sentir.
Supporter l'odieuse voix inhumaine du GPS sur, en tout, les 2300 kilomètres parcourus en une semaine et son "bip" déplaisant pour tout radar fixe ou mobile existant. (c'est-à-dire toutes les 30 secondes environ)
Avoir un chemin difficile, à l'aller comme au retour, sur l'autoroute de tous les imprévus, parsemée d'embûches et peuplée de vents violent, fortes pluies, tempêtes, coulées de boue, déviations importantes, bouchons et autres intempéries et incidents de chemin.
Des retards évidents pour des trajets en voiture qui frôlent les 12heures. Un poil éreintant ^^

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Croisette_3

P'tits plaisirs

Pratiquer la grasse matinée à outrance et se laisser aller comme jamais.
Jouer la carte du dépaysement même si ce n'est pas totalement vrai et que le terrain est familier.
Succomber au pêché de gourmandise en abusant de viennoiseries lors de petits dèj' qui s'étalent à l'infini (plus de midi?)
S'adonner à la chick litt plutôt qu'à des lectures philosophico-intellectuelles avec un plaisir non feint et pousser le vice jusqu'à lire les aventures de célibattantes fashion-addicted et qui s'assument dans les soirées VIP, même tard le soir, se dandinant dans des draps totalement ensablés (cf plus haut) quand il faudrait déjà dormir...
Oublier volontairement la biafine avant de partir.
Ne pas prendre d'ailleurs un seul coup de soleil de la semaine parce qu'il a beau être chaud, septembre le dompte plus facilement et sa sensation quand il effleure notre peau n'en est que plus agréable (oui, je parle toujours du soleil là ^^).
Pouvoir bouger librement, agréablement et sans la foule des touristes qui se pressent en juillet et août dans des embouteillages qui n'en finissent plus (Cannes- Ramatuelle en 5h, c'est du vécu, hélas) mais avec suffisamment de monde pour ne pas donner à la Côte un air tristounet qu'elle ne mérite pas.
Se tartiner de lait après-soleil parce qu'il sent merveilleusement bon.
S'accorder une minute kitch dans les boutiques de plage, typiquement balnéaires.
Oser enfin se vêtir de blanc de la tête aux pieds, magique dés que le bronzage apparaît, pour des tenues sobres et harmonieuses, dans la mouvance d'un été en décalé.
Prendre quelques photos au hasard des balades, des paysages et du ciel qui se voile parfois.
Sentir les effluves des multiples parfumeries lors de l'arrivée à Grasse... Tellement touristique!
Envier les odeurs des restaurants de charme qui parsèment les villages et en choisir un pour s'attabler, sur une jolie terrasse ombragée qui surplombe un port.
Laisser sa rock n' roll attitude de côté le temps de quelques jours pour délirer avec "Kiss fm", la radio locale capable de nous faire une playlist-type à la Christophe Maé, Quentin Mosimann, Discobitch, Rihanna et Gage ^^
C'est très fort, je n'y aurais pas pensé...
(Qu'on se rassure, je viens juste de rentrer mais le rock m'a déjà regagné! Je suis saine, sauve et en bonne santé...)
Manger équilibré (ou presque), sans plats micro-ondables, et se surprendre à aimer ça.
Avoir envie de franchir l'entrée d'un glacier par jour pour tester le plus de parfums possible.
Découvrir l'existence d'un musée Picasso encore inexploré mais ne pas avoir le temps de le visiter, de quoi se donner une bonne excuse pour retourner dans le coin très prochainement.
Se mettre à rêver de robes de soirées inaccessibles dans les boutiques des grands couturiers sur la Croisette,
Puis finalement shopper "automnal" rue d'Antibes et se laisser totalement tenter...

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Monter_au_Suquet

Mission achevée pour mon séjour improvisé.
Je connaissais les lieux depuis toujours, que ce soit au printemps naissant, durant le festival de Cannes ou en pleine saison estivale.
Je les devinais en février,
Je les ressentais en avril,
Je m'en délectais en juin,
Je les boudais en août.
Mais la côte d'Azur en décalé a ce parfum de fin d'été qui la rend plus charmante, plus accessible, dans l'effervescence teintée de délicatesse d'une saison qui doucement se termine...

L'automne, amie des poètes et de leurs langueurs imperceptibles, peut à présent débuter.

-Livy-

Posté par livy_etoile à 08:00 - Parisienne en vadrouille - Permalien [#]
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